Pour que nos enfants aient un avenir

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Pour que nos enfants aient un avenir

Le but essentiel de l'association « les fermes de la vie » est de créer les conditions permettant aux jeunes, aux enfants, de construire un avenir à la mesure de leurs ambitions, de leurs désirs et de leurs capacités.

Cette civilisation est agonisante et sa chute risque d’être brutale et définitive, entraînant avec elle des milliards d’être humains.

Ce risque s’amplifie chaque jour un peu plus autant par les décisions humaines catastrophiques que par les effets dominos qu’entraînent les évolutions du climat, des terres cultivables épuisées, des ressources fossiles en fin de vie et du vivant vraiment mis à mal.

Il est inutile d’essayer de prévoir l’instant de la chute de notre civilisation qui va continuer son chemin en amplifiant ses dérives.

La seule voie possible est de préparer les humains à vivre dans les nouvelles conditions qui seront très différentes de celles que nous connaissons actuellement.

Bien sûr, le chemin que nous allons devoir emprunter est étroit, difficile et plein d’embûches.

Mais, si nous acceptons de vivre avec la nature et non contre elle, nous nous apercevrons vite que les conditions de vie ne sont pas si désagréables que cela et pourraient même être, la plupart du temps, plus agréables que celles que nous connaissons maintenant.

La mise en œuvre de cette nouvelle civilisation doit d’abord tenir compte des conditions qui existerons dans quelques années. Si nous ne savons pas les prévoir avec certitude, nous pouvons au moins définir les principales caractéristiques de notre futur environnement.

Créer la civilisation de la ferme.

Nous allons préparer des fermes.

Dans ces fermes, il n’y a pas de tracteur, ni de machines agricoles. La ferme est bien trop petite. Sa surface est de un hectare, soit 100 m sur 100 m. Les seuls outils seront un plantoir et une griffe.

Pas de machines de torture pour les dos des jardiniers et la terre que sont les fourches, les pelles, les sarcloirs et les arrosoirs.

La ferme produira des légumes, des poules, des œufs, des poulets, des lapins, des fruits, et plein de bonne chose à manger. Et elle pourra nourrir cinq cents personnes et même un peu plus. En permaculture on appelle cela des surplus qu’il faut distribuer.

La ferme va aussi filtrer l’eau pour que nous puissions la boire, faire la cuisine et se laver. Vous ne pourrez pas faire cela chez vous, car il n’y a plus d’eau aux robinets.

La ferme va cuire les aliments et faire des conserves, mais, comme nous n’aurons plus d’électricité, ni de gaz, ni de charbon, nous utiliserons du bois.

Et comme il y a très peu de forêt en France, il faudra faire très attention à la quantité de bois consommé. Ce sera la seule énergie disponible. Il faudra protéger et agrandir les forêts.

La ferme, enfin certaines, cultiveront des plantes médicinales, des champignons pour fabriquer des médicaments. Et certaines fermes transformerons ces plantes en médicaments, la plupart étant aussi efficaces que ceux dont nous disposons aujourd’hui qui proviennent souvent des plantes.

Dans la ferme, les enfants iront à l’école pour apprendre à lire, écrire, compter et surtout pour apprendre la vie et ne pas reproduire les erreurs de la civilisation d’avant, celle qui se meurt.

Dans la ferme, la médecine et les soins seront dispensés avec beaucoup d’attention, de gentillesse et d’efficacité, ceux qui seront là auront appris l’altruisme en lieu et place d’un individualisme forcené. Et puis de façon générale, ceux qui sont dans des fermes seront en meilleure santé.

Bien sûr, nous n’aurons plus la possibilité d’utiliser ces merveilleuses machines qu’étaient les scanner et autre IRM. Nous n’aurons plus l’électricité pour cela. Et c’est pour cela que le génie humain va devoir se déployer afin de palier ces petites difficultés.

Cette civilisation de la ferme sera la civilisation de l’intelligence, des savoirs. Ce sera aussi la civilisation des relations humaines, des vraies relations humaines.

Les sciences humaines ont fait très peu de progrès, si ce n’est une régression impressionnante, par rapport aux progrès scientifiques jusqu’à la fin de la précédente civilisation et il faudra équilibrer cela. Il faut quand même être un peu idiot pour faire des choix qui nous amène tous dans le trou.

La civilisation de la ferme sera la civilisation du livre, car il n’y aura plus ces merveilleuses machines qu’étaient les ordinateurs, les téléphones portables, les télévisions et les moteurs électriques ou à explosions.

Et il faudra penser à extraire des ordinateurs, des serveurs, toutes ces connaissances produites à grand peine par des millions d'écrivains et de chercheurs et qui seront à jamais perdues si nous ne faisons pas ce travail de les jeter sur du papier avec une indexation intelligente afin de s’y retrouver facilement.

La civilisation de la ferme sera celle des échanges et du partage et s’il y a encore des riches et des pauvres, c’est que les riches seront ceux qui ont intégré une ferme et qui auront tous les jours à manger, tout ce qu’il faut pour vivre, et les autres, certainement plus malins, qui pensent qu’ils peuvent se débrouiller seuls et qui, comme la cigale viendront mendier un morceau de pain l’hiver venu.

La civilisation de la ferme sera celle des chevaux et des calèches, et les diligences feront leur retour.

La civilisation de la ferme sera celle des passions politiques apaisées parce qu’il n’y aura plus de décisions prisent loin de vous. La religion sera une affaire personnelle et la tolérance la base du comportement.

Il faut commencer maintenant à construire ces fermes.

Il faut quatre années pour obtenir les terrains, pour que les mécanismes de production de la nourriture, de filtration de l’eau, de production de chaleur et de préparation des soins soient opérationnels. Je ne suis pas sûr que le système social, économique et surtout le système financier de notre civilisation actuelle soit capable de nous donner ce sursis. Il faut simplement l’espérer.

Adhérez à notre association « les fermes de la vie »

Pour cette formidable occupation, au cœur de la nature, côtoyant les vrais problèmes de la vie, du confort, de la nourriture, de l’amitié, chacun pourra choisir son occupation, apprendre des autres, sans contrainte autre que celle développées par les passions et le souci de bien vivre.

Nous devons apprendre les bons comportements, les bons gestes, les relations amicales, la tolérance et plein d’autres choses que vous découvrirez au fil de votre vie.

Il n’y a pas de professeur chez nous, juste des gens qui savent et qui ont le désir et le plaisir de transmettre.

                                         Didier LAINARD président